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L'historique de la Chambre de commerce

La Chambre de commerce de Fraserville, sa petite histoire…

Fraserville 1889. La population fraservilloise a franchi le cap de 7 mille âmes, y compris les 1500 personnes habitant la paroisse de la Rivière-du-Loup. Fraserville a son statut de ville depuis le 28 janvier 1874 et le maire, en poste, est Narcisse-Georges Pelletier (1888-1894).

Les origines

Une récente étude du marché local, réalisée à la fin de 1887, dénombre 50 maisons de commerce dont une dizaine bénéficient d’un rayonnement régional; d’un moulin à farine, de fabriques de meubles, châssis, chaises, seaux; d’une fonderie. Une fabrique de chaussures est sur le point d’ouvrir ses portes avec une capacité d’embauche d’une centaine d’employés. Le chemin de fer est en voie de progression réelle. Déjà, à proximité de la gare de Fraserville, on y trouve les ateliers de réparations des engins, des hangars pour l’hébergement du bétail destiné à l’exportation. Plusieurs centaines d’ouvriers travaillent dans ces usines alors que la ligne de chemin de fer de Témiscouata s’apprête à s’installer à Fraserville.

Quant aux services et institutions implantés, ils sont tout autant diversifiés : l’hôpital St-Joseph-du-Précieux-sang, le Couvent des Sœurs du Bon Pasteur, l’Académie des Frères des Écoles Chrétiennes, le Palais de Justice, la nouvelle église de Saint-Patrice et le bureau de poste. Quatre grands hôtels témoignent de l’achalandage touristique. Le téléphone est en usage depuis un bon moment et les Fraservillois sont unanimes à demander l’introduction de la « lumière électrique » dans leur ville en pleine expansion. Tout comme ils songent également à établir une liaison régulière de bateaux à vapeur entre les deux rives du Saint-Laurent. C’est donc dans cette optique, que des hommes d’affaires de Fraserville se groupent le 5 décembre 1889 puis le 21 décembre 1889, où ils procèdent à la formation du premier bureau de direction. La Chambre de commerce est née!...

Son premier prÉsident: Alfred Fortin

Alfred FortinLes officiers élus sont: J.O. Girard, G.A Binet, F.L. Poirier, P. Proulx et Polycarpe Nadeau. Le secrétariat est confié à J.A. Marchand et la vice-présidence, à Narcisse-Georges Pelletier. Le président-fondateur est M. Alfred Fortin. Il deviendra, maire de Fraserville à trois reprises: en 1899-1901, 1905-1906 et de 1913 à 1918. La Chambre est incorporée le 31 janvier 1890 sous le nom de: «Chambre de commerce de Fraserville».

Le «Journal de Fraserville» salue, ainsi, l’évènement dans sa livraison du 7 mars 1890 : «À l’exemple des autres villes qui marchent hardiment dans la voie du progrès, notre ville vient de voir former dans son sein, une chambre de commerce qui est appelée à rendre de grands services au commerce et à l’industrie de nos concitoyens. Depuis longtemps, la nécessité d’une chambre de commerce se faisait sentir en notre ville et nous félicitons sincèrement ceux qui ont pris l’initiative du mouvement». La Chambre de commerce de Fraserville oeuvra pendant 38 années sous cette raison sociale. Le 30 mars 1928, elle modifie son nom en celui de la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup, à la suite d’un ordonné en conseil du gouvernement fédéral. Plusieurs présidents auront travaillé à la promotion industrielle et commerciale de Fraserville jusqu’en 1928, nommément : les Levasseur, Pouliot, Dion, Pineau, Poirier, Dubé, Binet, Belle, Lawlor et Cimon. Ces pionniers auront marqué le premier quart de siècle de notre chambre de commerce.

Un siÈcle d’actions et… de dossiers

L’un des premiers dossiers auquel la Chambre de commerce de Fraserville donne priorité est l’appui inconditionnel à la Chambre de commerce de la «Cité de Québec» pourvoyant à la construction d’un pont destiné à relier Lévis-Québec. Cette résolution entérinée, unanimement, par la chambre locale, le 23 avril 1890, a pour but «l’amélioration du commerce et les facilités d’accès de la clientèle touristique à Fraserville». Plusieurs dossiers chemineront durant le règne de la Chambre de commerce de Fraserville: Le changement d’horaire des trains de l’Intercolonial en fonction du commerce local (1897): la réfection d’un quai à eau profonde (1898); la construction d’une nouvelle gare pour l’Intercolonial (1899) à laquelle l’honorable M. Blair répond à la demande; l’amélioration du service postal (1900).

La Chambre de Fraserville obtient également satisfaction en 1900, auprès de l’I.C.R. pour la réclamation fondée, d’augmentations salariales de la part des ouvriers des usines de cette compagnie ferroviaire. L’I.C.R., répond positivement à la requête de la Chambre, en 1902, et procède à la construction de l’usine ronde ainsi d’une usine de réparation des wagons. Toujours en 1902, la compagnie de chemin de fer de Témiscouata acquiesce, à son tour, aux doléances de la Locale en améliorant son service et ses tarifs et en embauchant deux agents de station: l’un à St-Louis du Ha! Ha!, l’autre à St-Honoré.

Dans son rapport annuel du 30 décembre 1904, la Chambre fait état des réalisations locales pour lesquelles elle a consacré des énergies: la construction du Pont Dion, celle de la remise aux engins et de la pose des voies d’évitement à l’I.C.R., le Marché public, etc… La Chambre est présente au milieu, néanmoins, elle rencontre des difficultés quant à son «membership» comme elle le décrit dans son rapport annuel de 1906.

Grandeurs et MisÈres

La Chambre de commerce de Fraserville (1890-1928) tout comme la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup (1928 et plus) accumulent de grandes victoires comme elles connaissent des périodes de grande accalmie, mais jamais de difficultés ne viendront à bout d’un organisme voué à faire grandir son milieu et ses affaires.

Ainsi, au cours du siècle, plusieurs dossiers seront menés à bonne fin, d’autres reviendront cycliquement pour énumérer que la navigation à l’année longue entre les deux rives du Saint-Laurent; la construction et le développement d’un port à eau profonde; l’implantation de bureaux gouvernementaux et leur maintien; et, finalement, l’industrie de la tourbe à développer sous toutes ses facettes. L’histoire se répète… dira-t-on?

La tourbe et la relance de la Chambre

1939. La Chamre de commerce qui vit une période de léthargie depuis quelque temps redémarre de plus belle. Cette fois, son cheval de bataille est l’organisation d’une coopérative pour l’industrie de la tourbe. Le président est, à l’époque, M. Auguste L’Espérance. La Chambre a déjà présidé des démarches et s’entoure des ressources humaines locales, dont M. John Irvine, de l’Isle-Verte. Il deviendra le gérant de la nouvelle compagnie «Tourbe Canadienne Ltée» en 1940, pour laquelle 175 hommes seront embauchés sur le terrain à raison de huit mois par année. À cette époque, la Chambre compte 83 membres actifs et organise des dîners-causeries, dont le comité de la tourbe est certes le plus actif. Le développement de l’industrie de la tourbe, sur une base d’affaires régionales, est donc né de l’initiative de la Chambre de commerce qui a su y intéresser de grands noms qui passent à l’histoire économique du milieu.

Combien d’autres dossiers économiques ont été pilotés par la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup en collaboration avec les diverses instances politiques du milieu?... Ils sont nombreux et se lancer dans la nomenclature risque d’en omettre quelques-uns. Cependant, il faut citer: l’aéroport de Rivière-du-Loup, le réseau routier, le barrage du Lac Morin, la voirie, la mise en place d’une structure pour le développement de l’industrie touristique, etc.…